T U D O   O  Q U E   J Á  F O I  ,  T U D O  O  Q U E  É  E  T U D O  O  Q U E  S E R Á 

Tudo o que já foi, tudo o que é e tudo o que será
5.000 cans made of concrete. 2012

Concebida para ocupar a vitrine pública da estação Trianon-MASP, a instalação “Tudo o que já foi, tudo o que é e tudo o que será” se refere a um movimento de temporalidades e espaços diversos, em constante fricção, convidados a conviver em uma mesma plataforma. Esse lugar reservado é uma vitrine subterrânea, cripta isolada do público por uma parede de vidro, “display” que lembra o de um museu de história natural. Ele exibe suas peças arqueológicas, como “despojos” de um outro tempo: latinhas de refrigerante amassadas, itens que foram descartados, coletados e depois utilizados como moldes. Estas espécies de souvenirs  (no caso, bastante atuais, de um passado não mais que recente) são marcados por um caráter particular em sua aceleração, uma dinâmica que não só produz cada vez mais restos, como depende deles para prosseguir seu ciclo de repetição. A pertinência do projeto para esse local tem a ver com o inevitável vínculo que esse objeto (a latinha) tem com o grande público que circula no metrô, e a surpresa que pode ser encontrá-las num contexto capaz de gerar surpresa e estranhamento. 
Fernando Oliva, curador e professor (Faap)

detail

L’installation “Tudo o que já foi, tudo o que é e tudo o que será” (tout ce qui a été, tout ce qui est et tout ce qui sera) se réfère à un mouvement de temporalités et d’espaces divers mais coexistant sur une même plateforme. Si les canettes en aluminium rappellent l’usage et le déjettement rapide des objets du quotidien, en faveur d'une probable regénérescence , la table elle est le lieu du stable et de la permanence, comme nous rappelle l’origine de la nature morte dans l’histoire de l’Art, un endroit sur lequel les objets sont posés pour être observés sans hâte.
D’autres frictions visibles créent de nouveaux sens dans ce projet. Dans un cadre, un espace réservé, une espèce de vitrine souterraine, une crypte vitrée et isolée du publique, un “display” qui nous rappelle celui d’un musée d’histoire naturelle avec ses pièces archéologiques qui narrent le parcours de l’homme sur la Terre témoigné par ses dépouilles. Sauf qu'ici, les “restes” sont assez récents, d’un passé pas plus qu'actuel et marqués d'un caractère d’accélération particulière, un dynamisme qui non seulement produit de plus en plus de déchets mais qui dépend tout autant d’eux pour poursuivre un cycle répétitif .

Le projet met en échec la relation entre la quantité et la qualité, dans les sens formels et politiques que cette rencontre présume. Le Brésil recycle 26 millions de canettes par jour. C’est certes beaucoup mais chacune est le résultat de petits gestes humains, primaires mais uniques. Elles impliquent les yeux, les mains, l’avant-bras et la bouche pour entamer juste après, son cycle d'usage et de déchet, qui réapparaît sous une nouvelle forme, mais avec toujours le même destin.

Dans les cannettes-objet de Nicole, réalisées en béton, les traces restantes sont d’ordres divers mais complémentaires : la structure et le volume internes sont surpassés par le geste manuel qui décide d’agir. A la limite et intégré par ce geste, c'est la rencontre d’une forme commune et industrielle avec la nature subjective et humaine de cette décision