nicole mouracade
recent works
24.5.12
der prozess
intervention urbaine pour SP estampa 2012, dans les rues de Sao Paulo,
impression sur papier, grand format
inspiré du livre de Kafka "Der Prozess", suivi du film "The Trial", d' Orson Welles.
Mai 2012
21.5.12
18.5.12
16.5.12
10.5.12
The weight of the light / From above / Brought to bear /
On the froth /Of the waves / On the sea
Lawrence Weiner
The recent work of Nicole Mouracade (Beirut, 1960) questions the idea of presence as sign, the memory of an event or object that was there -- at some moment and for a certain time, both indefinite -- then to disappear.
What remains is not only the memory of a form or symbol, but also the mark made by an action, a gesture capable of materializing an idea or desire of the artist. It’s about “scraps”, leftovers, transcience being their most evident character. However, it must be made clear that we are not in a presence based only on a subjective abstraction, but on a material object which left testimony of its passage.
We can take it as an evidence, a proof that the “event” happened. But in what way? How did it happen and what form did it assume? Nicole seems then to point toward the following finding, once again charged with paradoxes: that these works also speak of performance, for they have a performative dimension, starting from the artist’s decision to head in the direction of reality and its apparent form, and then to leave the vestiges of these actions at the disposal of the observer.
by the dearest curator Fernando Oliva
15.3.12
23.11.11
9.11.11
Hoje, eu pinto as marcas que estes barcos retirados da água podem deixar, eu esculpo o que uma ausência imprime, o que um livro em branco nos conta.
As obras expostas colocam em questão os atributos naturais de cada material, subvertendo suas qualidades, excedendo seus limites e criando novas possibilidades.
1.8.11
30.7.11
29.7.11
27.7.11
empreintes
Voici une histoire que j'ai vécue, j'ai vécu cela dans ma chambre lors de mon séjour à Beyrouth il y a quelques temps.
Après une absence de 10 ans plus ou moins, je suis rentrée dans ma chambre. Et là, ouf! Comme dans les spleens de Baudelaire, je replonge dans mon enfance, mon adolescence, mon histoire, mon berceau. Je regarde la chambre, mon lit, la croix accrochée au dessus du lit, tenue par son ruban à petits carreaux,...Je m'assieds et observe ma table de nuit, un peu poussiéreuse par le temps mais toujours là comme je l'avais laissée, intacte. Je l'observe ; une table en bois avec un tiroir, une vitre par dessus, un abat-jour, un petit cahier et plein de photos en noir et blanc sous la vitre. Des photos de la famille, les enfants, (donc, nous) en bas âges. L'envie de retirer quelques photos m'envahit et me voilà donc assise, silencieuse, calme mais complètement plongée dans le passé. Le Brésil à ce moment n'existait plus, rien ne manquait, l'air de la chambre me réchauffait, mon histoire était là.
L'envie de prendre une ou deux photos de mes 2 ou 3 ans était tellement forte que sans hésitation je retire l'abat-jour pour pouvoir enlever la vitre et satisfaire mon ego. A l'instant où mon bras soulève l'abat-jour je vois la marque intacte et propre que cette base a laissée. D'un geste automatique et précis je remets l'abat-jour exactement où il était sans même oser toucher à la poussière "vivante" qui donnait une telle puissance à cette empreinte.
J'observe l'ensemble et je constate que j'étais sur le point de violer un espace qui ne m'appartient plus...
Cela m'a donné l'envie de créer une série d'oeuvres en béton avec la collaboration de Francesco Passaniti. La première idée est ce mur représentant les traces d'un buffet retiré de sa place, traces d'une place éternelle.
Nicole Mouracade
210x150x4 cm
with Francesco Passaniti
with Francesco Passaniti
2008/2012
13.7.11
19.5.11
18.3.11
17.3.11
23.2.11
1.9.10
24.8.10
22.8.10
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